Pour l’entreprise, externaliser une partie de la recherche permet de démultiplier ses possibilités de progression. Les écoles et universités ont tout intérêt à mettre leurs compétences et l’énergie des jeunes chercheurs au service des entreprises. La contrepartie financière qu’elles en retirent accélère et augmente l’obtention de résultats.
La recherche est aujourd’hui considérée comme l’un des axes majeurs de développement des grandes écoles et des universités. C’est par elle que s’affirment leur visibilité nationale et internationale et, à terme, leur réputation. Un puissant centre de recherche attire en effet des enseignants-chercheurs permanents de qualité, et génère une forte intégration au monde industriel et économique.

Du doctorat traditionnel (master recherche puis thèse) au mastère, en passant par le nouveau DRT (diplôme de recherche technologique, ou encore la consultance, les contrats de recherche peuvent entrer dans divers cadres, à divers niveaux et concerner des prestations variées : études, expertises, recherche, développement, innovation, formation, essais, mesures, calculs.
Le master recherche (ex DEA) précède le doctorat. Diplôme à bac + 5, il s’obtient en deux ans après la licence ou un diplôme équivalent.
Le doctorat est un diplôme final axé sur la recherche dont la durée recommandée est de trois ans. L’étudiant doit rédiger une thèse et la soutenir devant un jury.
Le mastère spécialisé (MS) est une marque créée en 1986 par la Conférence des grandes écoles (CGE). Il s’agit d’un diplôme ayant pour objectif d’optimiser une formation initiale par l’acquisition d’une compétence complémentaire adaptée à un besoin spécifique de l’entreprise (expertise conceptualisée et très professionnalisée).
Les projets de recherche ne sont donc pas toujours réalisés par des "doctorants" : dans les écoles qui placent la recherche au cœur de leur projet pédagogique, ils peuvent même être inclus au tronc commun.

Les formes de partenariats de recherche sont multiples : conventions Cifre (Conventions industrielles de formation par la recherche) ou Cortechs (Conventions de recherche pour les techniciens supérieurs) ; participation à l’équipement des laboratoires (don de matériels ou de logiciels sophistiqués) en échange, par exemple, de la réalisation de travaux d’études et de développement.
Les chercheurs, comme les entreprises, peuvent par ailleurs bénéficier de diverses aides.
Dans tous les cas, la recherche représente une "culture" particulière chez les deux partenaires, culture qu’il faut entretenir, développer et situer dans la stratégie globale du développement de chacune. L’industrie a besoin d’un pôle académique de recherche fort, et les établissements d’enseignement ont besoin d’industriels audacieux, innovants et confiants dans les capacités de travail des chercheurs. L’objectif des prochaines années est donc d’assouplir et de rendre plus réactives les modalités des partenariats de recherche entre ces deux pôles essentiels de l’innovation scientifique et technologique.