De quelle façon les activités de formation continue sont-elles structurées dans les grandes écoles ?
Linda Aurenge : Les grandes écoles organisent principalement leurs activités de formation continue autour de leurs programmes déjà existants, Master, MBA ou autres. Quoi de plus naturel et légitime que de mettre à disposition des collaborateurs d’entreprises des programmes ou parties de programmes dont la réussite n’est plus à démontrer ?
En effet, les écoles supérieures de commerce assurent non seulement leur crédibilité par l’excellence de leurs programmes mais également par la qualité du placement de leurs jeunes diplômés dans les entreprises.
Le métier premier d’une école est bien sûr d’apprendre à apprendre. Elles permettent ainsi à des cadres de prendre du recul ou/et de la hauteur afin d’analyser des situations de plus en plus complexes et d’agir en conséquence. Ils viennent en parallèle se doter de nouveaux outils leur permettant d’optimiser leur temps de travail.
Comment peuvent-elles répondre aux besoins des entreprises et des salariés ?
Linda Aurenge : Pour les salariés, les besoins sont souvent liés à leur employabilité et ils viennent chercher un diplôme soit généraliste soit "hyper" spécialisé. Ce complément de formation leur assure un nouveau départ leur permettant de prendre des fonctions de direction au sein de leur institution, voire de créer leur propre entreprise.
Les écoles peuvent élaborer plusieurs niveaux de réponse face aux besoins des entreprises ou des salariés :
- Des programmes diplômants dont nous avons parlé ci-dessus, véritables accélérateurs de carrières ;
- Des séminaires courts que l’on pourrait qualifier d’outils avec par exemple, des séminaires de prise de parole en public, management d’équipes, tableaux de bord commerciaux, finance pour non financier etc.…
- Des programmes certifiants qui s’intègrent dans des parcours internes et permettent parfois d’accéder à des diplômes pas toujours compatibles avec une activité professionnelle ; à ce titre, le B.A.D.G.E (Bilan d’Aptitude Délivré par les Grandes Ecoles) dispose d’une grande souplesse pour accéder à des modules professionnalisants ;
- De l’ingénierie pédagogique pour des centres de formation ou écoles internes c'est-à-dire de la conception de programmes avec ou sans animation et intégrant de l’enseignement à distance la plupart du temps aujourd’hui ;
- Tout diplôme inscrit au RNCP (Répertoire National des Certifications Professionnelles) et accessible avec la nouvelle loi par la VAE
Quelle est la valeur ajoutée d’une grande école dans ce type d’activité ?
Linda Aurenge : Une école est organisée autour d’une importante équipe pédagogique, composée d’enseignants permanents et de chargés de cours extérieurs. Elle consacre une partie importante de son budget à des activités de recherche toujours en lien avec l’entreprise.
Elle fonctionne surtout en réseau et à ce titre peut se positionner sur de projets lourds, maillant des activités de présentiel, d’enseignement à distance, d’internationalisation etc…
Une Grande Ecole de commerce a l’avantage de permettre à un cadre d’obtenir le grade de Master qui va donner un second souffle fulgurant à son évolution de carrière.
Linda AURENGE
Directrice des relations et formations en entreprises
Groupe ESSCA : www.essca.asso.fr
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